mardi 25 septembre 2012

Is that a Moose ?

Hi-dily hey ! 

Ne pas écrire d'article depuis le 17 Août, non mais quelle honte, mes 4 lecteurs doivent être déçus ! 
Pas si vite Simone, il faut dire que j'ai pas mal bougé ces derniers temps. 
Entre un déménagement, des voyages en trains, un voyage au Canada, une retraite en Dordogne, je sais pas de quoi vous parler tiens. 

Allez soyons fous, focalisons sur... le Canada ! 

Je suis donc partie une dizaine de jours du côté de Toronto rendre visite à un Canadien pur jus (rencontré à Londres, rappelez vous de cet article). 

Comme je ne me sens pas dans le mode d'écrire des paragraphes de manière harmonieuse, je vais faire la méthode barbare : les TIRETS (Outch.)

- J'ai passé mes 8 premières heures d'avion à manger et regarder des films crétins. A me dire aussi que "tiens, je suis au dessus de l'Atlantique là. Si l'avion tombe soudainement en panne, je meurs noyée, chouette !" suivi d'un "ptéte qu'on flottera en fait. Non? non."

-J'ai eu le pire moment de stress de ma vie à la douane américaine suite à mon escale à Philadelphie grâce à un charmant monsieur devant moi qui se présente aux américains mains dans les poches, sans papiers. (dois-je aussi préciser que ce môsieur venait d'un pays d'Asie où les gens n'ont pas les yeux bridés et qu'on approchait du 11 septembre ? Ironie du sort.). Il me restait donc exactement 17 minutes pour passer la douane, les contrôles, et chopper mon avion à l'autre bout d'un aéroport que je ne connaissais ni d’Ève ni des dents. J'ai eu d'ailleurs ce moment de doute en me disant "suis-je la seule à aller à Toronto nom d'une mite ?" quand soudain, Il apparu. 
Non pas Dieu, mais mon voisin de rayons X Canadien que j'ai pu suivre à la trace dans cette aéroport de fou. D'ailleurs, je peux dire que OUI, j'ai couru pieds nus (pourquoi fallait-il que j'enlève mes chaussures-sandalettes-montreuse de doigts de pieds à multiples brides pour les rayons X ?!) dans l'aéroport de Philadelphie.

-J'ai réussi à chopper mon avion à 2 minutes prés, en jettant mon passeport à la dame, et en me cognant sévèrement la tête contre les portes-bagages. D'ailleurs les gens ont du se demander qui était donc cette crétine qui fonce tête la première là-dedans et qui sourit toujours.

-J'ai failli faire un câlin à mon voisin d'avion pour lui dire "hey, I MADE IT !" et de réclamer un High Five et je me suis dis que ce serait peut-être pas approprié.

-Je suis arrivée à Toronto avec un sourire qui dépasse la raison, j'ai sauté sur mon copain Canadien en me retenant de hurler "AAAAH BORDEL ENFIN SORTIE DE CES AVIONS"

-Le décalage horaire (6h en arrière mes amis) m'a frappé comme on frappe quelqu'un avec une escalope crue.

-J'ai passé ma première journée à Toronto le nez en l'air (heureusement que j'avais pas la bouche ouverte tiens.) avec Patrick me guidant comme une vieille mamie estropiée. Il faut dire que ces immeubles de 60 étages, excuse moi, mais j'en vois pas souvent. Quelle idée de construire des trucs pareils aussi. 
Comment tu fais si y a le feu ?

-J'ai fait un cinéma drive-in, soit un cinéma où tu es dans ta voiture, avec EN PLUS Joseph Gordon-Levitt dans le film. Double moment de folie.

-J'ai méga la classe car j'ai été invitée à diner en haut de la tour CN ("tu crois que si on prend qu'un verre d'eau ça le fait quand même ?") avec un fou rire de 20 minutes (j'ai des abdos cachés tiens) suite aux yeux brillants et la voix de Patrick disant "WOW THAT'S AWESOME !" en ajoutant "THAT WAS LOUD. SORRY." face à la famille de japonais s'étant stoppé de respirer devant cette réaction soudaine d'un local.
Le moment où Patrick s'est dit qu'il allait peut-être vendre un rein.

-Je me suis fait péter le bide avec une invasion de burgers de taré. (il n'y a finalement pas grand chose à développer sur ce point, hormis les 135 kilos que j'ai du prendre par bouchées.)

Contre toutes attentes, c'était avant mes 135 kilos

 -J'ai interrogé Patrick d'un innocent "c'est quelle mer ça ?" et j'ai été forcé de constater que c'est pas une mer, c'est un lac.

-J'ai vu Blue Moutain, et ainsi créée mon propre Fear Factor (oui, j'ai le vertige ça va hein) dans le téléphérique. Regardez comme j'ai l'air de bien m'en sortir, comme j'ai l'air d'être sûre de moi. Personne ne se doute qu'à l'intérieur mon estomac est de la taille d'un petit pois et que je m'agrippe à la rambarde comme une détraquée du bocal hein ? 

Je gère la fougère.
-On a formé un duo de folie dans la voiture, lui dans un anglais parfait, moi dans une langue inconnue supposée être de l'anglais. J'ai ainsi massacré Nickelback (j'assume), Three Days Grace, Sum 41 et mes chansons de biatchs-qui-non-sont-pas-à-moi. Ils ont tous fait faillite.

ça c'était avant que Patrick n'apprenne que j'aime Nickelback.



-J'ai vu les chutes du Niagara. L'image parle d'elle-même.


Claque dans ta face par Mother Nature tiens.
-J'ai assisté à un match de base-ball où j'ai presque rien compris, avec j'avais la casquette des Blue Jays enfoncée sur le crâne du début à la fin, mais j'ai compris que le principal (d'ailleurs les photos sont là) c'est de faire la vague au bon moment, de boire de la bière et d'hurler quand les autres hurlent (tu peux d'ailleurs hurler MASHED POTATOES.)

J'ai quand même été triste de ne pas passer sur l'écran géant. Mon petit coeur ne s'en est pas encore remis.

J'assume la débilité.

 -Le tiret de la fin : j'ai fait un bowling ("Jubibear" représente), j'ai assisté à un barbecue, j'ai (presque) battu Patrick sur le hockey sur table,  j'ai gouté un nombre de bière impressionnant et surtout...

...j'ai rencontré des gens adorables.





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vendredi 17 août 2012

Promis, après j'arrête de faire des articles philosophiques sur la vie et je retourne à mes sujets crétins

"T'as toujours le choix"

Merci Juliette R., qui m'a lancé cette phrase anodine sur mon canapé un soir de déprime, entre deux gorgés de jus d'ananas. Tu ne sais pas ce qu'à fait cette phrase dans mon esprit et j'ai voulu faire partager son effet à une autre demoiselle, en déprime aussi. Donc merci. 

Oui parce que voyez-vous, je suis toujours dans ma phase de transition. Impossibilité de quitter cette vie avant un petit moment (standardiste oblige) et donc condamnée chaque jour, chaque nuit (oui, ça c'est le pire.) à faire face à ton "ancienne" vie, alors que tu lui tournerais bien le dos à tout ce bordel et que tu zieutes avec des jumelles, l'horizon. Malheureusement, pour le moment, I'm stuck. C'est un peu comme si t'étais en équilibre sur la page que tu étais en train de tourner. C'est moche. 
Mais quel est le rapport avec cette phrase tellement simple qu'on la zappe ?
Et bien mon enfant, cette phrase est le catalyseur de mes moments de flippe.

Quand on est en face de changement, on est pris parfois de moments de flippe qui t'agrippent au point que tu ais juste envie de retourner (ou de rester ça marche aussi) dans ton ancienne vie, parce que c'est tellement familier et confortable et que ça fait pas pleurer (du moins pas TOUT le temps) et que t'as des souvenirs à paillettes dedans. C'est fou ça d'ailleurs. Genre tu prends une décision difficile, tu sais que c'est la bonne, mais tu peux pas t'empêcher de vouloir faire demi-tour au bout d'un moment (bouuuuh l'inconnu fait peur).

C'est là que le catalyseur rentre en scène. Ma catalyseuse (exactement) est donc cette phrase, qui me remet sur les rails en me disant que toute façon, même si je me plante, ben y a rien qui m'empêchera de rentrer. Évidemment, je ne retrouverais pas la vie d'avant en totalité (ben oui, les souvenirs paillettes n'y sont plus.), mais grosso merdo, l'idée est là.

La catalyseuse permets aussi de mettre un slip rose à fleur au gros môssieur qui fait peur qui s'appelle Inconnu (admirez la personnification) ou de l'imaginer en train de danser le disco dans un costume à paillettes (qu'est ce que j'ai avec les paillettes aujourd'hui) ET franges. Ah ouais, toute suite, il fait moins peur le type.

ceci n'a aucun rapport, mais ça dédramatise
Attention, je ne dis pas que l'Inconnu est un facile (enfin voyons, je ne mange pas de ce pain là) et il faudrait d'ailleurs être con pour sauter dans le vide sans élastique. (Pour expliquer ma métaphore, sachez un minimum où vous mettez les pieds quand même. Réfléchir et découvrir, pas partir suite à une impulsion.) 
Encore une fois, attention petit malin ! Ça ne veut pas dire que les moindres petits détails qu'on a pas l'habitude de faire (démarches administratives pour partir à l'étranger notamment, oui je vise quelqu'un(e) en particulier)) doivent nous servir d'excuses pour nous empêcher de naviguer voile tendue (est-ce que cela veut vraiment dire quelque chose ?). C'est d'ailleurs pour ça qu'on les appelle des détails.Parce qu'au fond, on s'en fout un peu. D'autres y sont passés avant toi, et y'en aura après toi.

Alors, comme on l'a fait avec moi, je partaaage (oui, j'ai utilisé un ton très noble pour écrire ça)  ma catalyseuse. Je sais pas ce que j'aurai fait sans elle.
Enfin si, en fait je sais. J'avancerais à reculons.


Bilan : t'en bave, tu pleures, t'as peur, mais au final, quand t'auras bien grimpé ces barreaux, qui glissent pas tant que ça soit dit en passant, tu te diras : heureusement que j'l'ai fait. Et surtout, ton pire obstacle, c'est toi-même.



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lundi 13 août 2012

"C'est la vie" est une phrase normalement à la con, mais là c'est positif.

Hey ! Aujourd'hui j'ai décidé de faire un petit article mi-nostalgique-mi-monde-de-poney sur ces petites choses de la vie qu'on oublie un peu trop souvent à mon goût. 

Hier j'ai photographié le mariage de mon frère. L'avantage quand on est photographe de mariage, c'est que dans l'église, on se balade un peu partout. (on a pas l'obligation de chanter et d'écouter tout le blabla non plus) 

Bref, je me suis donc retrouvée, entre deux clic-clac-kodak, face à cet éventail de visages de personnes de ma famille, d'autres moins de ma famille mais qui le sont finalement devenus plus ou moins. Puis la nostalgie m'a frappé à coups de battes et j'ai repensé à nous, il y a 10 ans.
A mon frère en premier qui pour moi restera toujours l'adolescent de 14 ans en pyjama le dimanche matin jouant à la Dreamcast. Et le voilà, se tenant devant l'autel avec celle qu'il a choisi. Vient ma grande sœur, qui restera la jeune femme partie faire des études hyper importantes en Allemagne dont j'étais incapable d'expliquer à l'époque ("elle fait quoi ta soeur ?" "elle est intelligente ma soeur, voilà."). La voilà maintenant mariée, avec un bambin et en attente du deuxième. Mes parents, oncles, tantes, cousins, cousines ont fait de même, ils ont grimpé les barreaux des échelles qu'on leur a tendu
Voir tous ces visages émus et souriants, avec leurs moitiés, leurs enfants, ce qu'ils ont vécu de bien ou moins bien, ça m'a fait des petits papillons dans l'estomac et des petits yeux embués. Des naissances, des départs, des boulots, maisons, voyages... Et encore tellement de chose à vivre.

Tout ce que je peux dire c'est : Time flies, man. Time flies. Soyez juste heureux.

PS : Stéphane si tu lis ça (je sais que j'ai au moins une lectrice assidue -merci maman), sache que j'étais fière comme un pou (étrange expression) de te voir tout beau comme ça. J'ai pas pleuré, mais c'est juste parce que maman a causé une pénurie de kleenex.


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vendredi 3 août 2012

Eternelle pessimiste

Aujourd'hui, et depuis toujours, j'appartiens à la catégorie de ceux qui se disent constamment : "toute façon, on est toujours tout seul quoi qu'on fasse et où qu'on aille." , ce qui en soit, pas négatif, juste réaliste, admettez-le, mais attention à ne pas faire comme moi -c'est-à-dire tomber dans l'extrême- en ponctuant cette phrase 90 % du temps par "allez tous mourir, toute façon j'fais mieux toute seule". Peur de dépendre de quelqu'un ? Peur de se faire abandonner ? Peur d .. gnagnagna, un psy pourrait se faire une petite fortune sans doute. Si j'avais une fortune. Passons.

Aujourd'hui, et depuis trois jours, je me prends une claque dans la figure. Je suis dans ce qu'on appelle une mauvaise passe. A traduire, une passe pas très funky qui fait pleurer. Bref, ça fait mal. Au début, on se dit "personne saura rien, je vais m'enfermer dans un placard pour pleurer dans le noir toute seule, ça va passer.". Après on se rend compte que finalement, parler à quelqu'un c'est bien aussi. Et là double claque. Je suis toute émue de voir qu'en fait, j'ai plein de gens, que je trouvais déjà formidable, le sont encore plus maintenant. Des amies déterminées à pas me laisser pourrir dans mon coin. Qui t'écoutent TOUT le temps, répéter les MÊMES choses -bah oui, quand on est triste, on ressasse- sans te dire de la fermer parce que franchement tu gaves là. Qui cherchent des solutions à tes problèmes. Qui sont prête à faire 50 bornes à 21h juste pour te remonter le moral.

Pourquoi je me mets à faire un article sentimental comme ça, alors que j'essaye d'écrire sur des trucs funky normalement ? Parce que je pense qu'on ne remercie pas assez ces personnes qui vous entourent. On a même tendance à croire que c'est acquis d'avoir une oreille attentive pour raconter nos malheurs. Pour en avoir vu défiler (oui, écoute mamie Juliette petit effronté), non ce n'est pas acquis.

Merci. (et compte sur moi pour écouter tes futurs malheurs aussi)
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lundi 30 juillet 2012

Etre standardiste c'est pratique, tu peux bloguer quand t'as rien à faire

Ça y est, c'est officiel. J'essayais de repousser l'échéance le plus loin possible, mais ça m'a rattrapée.

La ilfautquejereparte aiguë

Ceux qui l'ont déjà eu savent ce que c'est. Je me permets même d'effectuer un high five avec un clin d’œil avec eux qui dit "je suis avec toi mec !"
Sinon, pour ceux pour qui ce n'est jamais arrivé voici comment ça se traduit :

- Les jambes qui tressautent quand on est trop longtemps assis sur une chaise (ce qui arrive, je vous l'accorde, chez 98% des gens un tant soit peu dynamique qui restent inactif pendant trop longtemps, ça ne donne pas forcément le premier symptôme de ce virus)
- On se mets en tête d'essayer des choses nouvelles genre "trop biiien un cours de macramé, mais j'ai jamais fait de macramé ! C'est Gé-ni-al ! AH, ya poterie aussi ?! Mais c'est l'extaaaaaase"
- On boit les paroles de tous ceux qui discutent de voyage, qui reviennent de voyages, qui parlent de partir alors qu'avant, c'est pas qu'on en avait rien à carrer (quand même, on est bien élevés) mais ça rentrait poliment par un oreille pour sortir par l'autre. Maintenant, j'ai l'impression que je suis devant un Messie ou devant quelqu'un qui me dit qu'Asos a décidé de donner des vêtements chers à tout le monde. Bref, c'est limite être toxicomane des histoires des autres.
- On est victime de l'apocalypse sentimentale, c'est-à-dire : un gros bordel émotionnel.Telle une surdose d'hormones, elle vous fait passer du rire au "tiens, je vais faire la gueule pour rien". On fait chier les autres, on répond même des "MAIS RIEN" aux "qu'est ce qui va pas ?". En gros, on devient cons.
- On se surprend à flirter avec Google Images, juste histoire de se gaver d'image d'endroits où on ira peut-être pas, mais quand même au cas où.
- Enfin, le stade avancé de cette maladie, curable uniquement par l'achat d'un billet d'avion/train/Bus/tapis volant, c'est quand on regarde même des petites annonces dans la ville ou le pays où on est absolument PAS en ce moment.

Pour conclure, bonne chance à ceux qui, comme moi, sont victime de la ilfautquejereparte aiguë et leur souhaite un bon rétablissement. Pour ceux qui ont échappé à ce fléau, je vous souhaite de l'attraper un peu quand même, parce que, quand on part, c'est quand même vachement bien.

Bonne vacance à tous, bande de chanceux !


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vendredi 13 juillet 2012

Salut, j'ai la haine contre l'humanité ! *sourire*

Qu'on soit bien d'accord, je ne me suis jamais considérée comme méga canon de la mort à faire retourner les têtes dans la rue.
Comme 98% des filles, j'ai eu ma période pleine de complexes à 14 ans.
Comme 85% des jeunes femmes, je suis plutôt dans l'optique de vivre avec moi-même parce que toute façon j'ai pas vraiment le choix. A traduire, je passe pas ma vie devant les miroirs, mais je n'en suis pas à pleurer dés que j'en croise un ; disons que mon reflet et moi, on cohabite. Bref, je m'estime comme une jeune fille/femme/whatever normale.

Parce contre, là à cet instant précis, j'ai méga la haine. Je viens de finir la phase coup de blues (vous savez, celle qui précède toujours les coups de haine) et donc j'entame sa copine. Et du coup, j'ai décidé de vous en faire profiter un peu, parce que voilà, ça me calme les nerfs et ça m'évite d'aller piocher dans ma réserve d'Oréo en bougonnant "toutfaçonc'esttousdescons". (en fait, je l'ai déjà fait et j'ai plus faim, mais ça on ne le dira pas.)

Pourquoi j'ai donc méga la haine ?
Comme 99% des jeunes femmes habitant sur Paris (j'ai voulu mettre 100%, mais il y a toujours 1% de doute), j'ai du faire face plusieurs fois à l'espèce crétinus débilus, also known as, le Gros Porc.

Exemple du Gros Porc - Googleestmonami.
Le Gros Porc (GP pour les intimes) c'est celui qui ne vous regarde pas, mais vous reluquent dans la rue, dans le métro (il y a d'ailleurs une forte concentration de GP dans le métro si vous voulez mon avis) et autres lieux publics. Le GP est donc le reluqueur, mais qui en plus se pense discret.

Le GP commence la plupart du temps par vos seins. Voilà, il faut le dire, il doit y avoir des aimants entre nos poitrines et ses yeux parce que PAF, ça accroche (je tiens à préciser que j'ai une pensée pour ces jeunes filles bien construites à ce niveau là, ça doit être encore plus invivable pour elles que pour moi, car on a oublié de me construire dans ce coin là pour ma part. Du moins, on a pas fini les travaux. Passons.).
Le GP continue sa route vers votre visage ensuite, puis redescend vers vos jambes. Puis ensuite remonte. Puis reste fixe. Puis, il essaye de capter votre regard histoire de dire "tu devrais être flattée que j'te trouve baisable petite coquine".
Par la suite, si vous avez le malheur d'être au goût de ce type, vous allez passer le reste de votre trajet mal-à-l'aise, à regarder par terre et à vous demander si tout compte fait vous n'allez pas descendre 12 stations avant, car la marche c'est bien aussi. Parce que oui, le GP a malheureusement une bouche, et vous pouvez parier qu'il va l'ouvrir pour vous. (j'ai l'arme fatale contre ça : le casque. Même sans batterie ou pas branché. Et je fais la gueule. Normalement ça marche.).

J'ai donc la haine contre l'humanité car j'en ai ma claque de me sentir comme un bout de viande dés que je sors de chez moi. J'ai la haine contre l'humanité car ça me fout le cafard de voir qu'à un entretien d'embauche dans une boite classe en veux-tu en voilà, on passe plus de temps à reluquer mes seins qu'à me parler de mon parcours. J'ai encore plus la haine quand je rentre chez moi d'une humeur massacrante, prête à sauter à la gorge de n'importe qui et de me défouler dessus en disant que, justement, j'ai la haine contre l'humanité.

Je me demande constamment si il y a juste une concentration de cons sur Paris où si c'est partout pareil ? J'ai toujours travaillé dans un environnement d'hommes, et j'ai toujours eu droit à des boutades plus ou moins lourdes, étant la plus jeune des services où j'ai bossé, sauf pendant mes 4 mois sur Londres.
Certains me diront que, sans doute, je n'ai rien vu.
Et effectivement, je n'ai rien vu. Je n'ai surtout rien vu de semblable. 


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mardi 3 juillet 2012

Aujourd'hui, j'ai passé la serpillière et j'ai été ravie.

Je n'ai pas écrit ici depuis un moment, à force de procrastiner.
Bref, me voici, toujours sur Paris. J'ai eu le temps de passer à travers différentes péripéties, que ce soit mon opération de dents de sagesse, qui m'a juste mise KO pendant une semaine, ou divers entretiens.
Honnêtement, j'ai bien cru que j'allais mourir à la suite de cette opération. Je prie le ciel sincèrement pour ne jamais retourner à l'hopital de ma vie. L'anesthésie genre GHB, très peu pour moi. (Je passe les détails sur les lèvres et le menton endormis, suivi des joues de hamster magnifique que tant ont connu.)

J'ai eu aussi le temps de beaucoup réfléchir (pas le choix quand on est pas sortable et que la moindre activité de plus de 13 minutes te fout la tête en vrac pendant une semaine). J'ai eu les hormones qui ont fait du n'importe quoi genre sourie et pleure en même temps. Prétend que ça va. Ne pas sortir un mot. Se morfondre plus ou moins. J'ai un manque grandissant de Londres, je l'avoue.
Cependant, il me suffit de passer la porte de chez moi, et de voir le visage de mon amoureux pour m'illuminer un coup. Je me suis toujours jurée de ne pas prendre de grosses décisions pour un homme et me voilà en train de me dire qu'il est ma seule raison de rester ici. Telle est prise qui croyait prendre.

En contre-partie, parce que la nature n'est pas très tendre avec moi parfois, il suffit que je me retrouve dans un RER blindé qui plante, parce que ça plante 1 fois sur 2 un RER, pour avoir envie de pleurer. Il suffit que je vois une pauvre tâche en train de me baver littéralement dessus parce que, oh malheur, j'ai eu la prétention de mettre une jupe, pour me hurler intérieurement que, décidément, je suis entourée de tâches. Il suffit aussi que j'entende une chanson qui passait sans cesse à la radio dans mon petit bureau chez mon ancien patron pour que je me fasse un flash-back mental.

Ce sentiment de chaleur intérieure me manque. Cette sensation d'être constamment heureuse me manque. J'ai l'impression d'être trop vieille pour ceux de mon âge et trop jeune pour les plus vieux. J'ai l'impression de mener une vie en parallèle des autres. De ne pas être dans le moule. Ça pourrait me réjouir, mais ça ne le fait pas.

Se sentir décalée n'est pas plaisant finalement. Il l'est seulement quand je me retrouve dans les bras de celui que j'aime. Parce qu'on est vachement bien quand on est décalés à deux.

Oui, je vous étale mon amoureux parfait qui me donne des paillettes plein les noeils sans aucun scrupule.

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