lundi 24 juin 2013

Mais qu'est ce qui s'est passé depuis la dernière fois ?

Il est loin, le temps du dernier article mes amis. Non, on ne m'a pas découpé les doigts ou confisqué mon clavier. J'ai juste été prise par quelques évènements, qui ont rythmé mon quotidien, et pas qu'en bien. J'ai donc décidé de vous faire une petite update du mois de Juin.

En Juin, j'ai... pris un chiot. Annonce surprise, j'ai sauté dessus. Idée prématurée. Dans un appartement pas adapté avec aucune connaissance. Tellement prématurée qu'on a gardé cette adorable chose que quelques jours avant de la reloger dans une adorable famille avec un grand jardin et des gosses. Elle est heureuse comme un paon, nous, ça nous a dégommé le coeur à coup de machette.
Bilan :  "Éduquer son chiot" fait parti de ma bibliothèque, et j'aménage le balcon en version dog-friendly. Ce n'est que parti remise. J'ai aussi appris que beaucoup de personnes ont dû reloger un animal pour des raisons diverses. Je ne suis donc pas seule, on me dit même courageuse, alors que je me pensais trouillarde.

En Juin, j'ai.. eu ma première crise au boulot. Mal formée et manque d'attention sur un détail qui ne me semblait pas grave, ça s'est avéré l'être. Un patron qui m'appelle en furie, une période très calme, un nouveau client qui se pointe que j'ai peut-être fait perdre. Parce qu'on ne m'a pas donné les détails les plus importants (comme ce type avec qui on bosse, qui vole les clients. Fallait peut-être me le dire non ?)
Bilan : j'ai cru que j'allais me faire virer. Et franchement, je me suis plus inquiétée pour mon permis de travail que mon boulot. CQFD.

En Juin, j'ai... mon amie qui m'a rejoint. Bienvenue Fanny, wingwoman de Londres, fraichement arrivée pour 1 an ! 

En Juin, j'ai... fait pas mal de photoshoots. J'ai acheté mon matos, revendu le français. Retour au studio, et ça fait du bien.

En Juin, j'ai... fait une soirée clubbing dans un musée. Oui, le Royal Ontario Museum ouvre ses portes les vendredis soir pour te permettre de danser entouré de squelettes de dino. On a d'ailleurs eu notre moment de gloire avec Fanny, à passer sur le grand écran. Merci Twitter.

Et dire que ce mois de Juin n'est pas fini....

Résumé éclair ! Ivy, Boulot, Fanny, Shoots, Musée. Et Lui. <3



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lundi 3 juin 2013

Comment Montréal ne m'a pas conquise

Ah mes amis, j'ai visité Montréal ce week-end etn malgré ce joli temps, non, ça ne m'a pas fait briller les yeux. C'est mon moment cache-ta-joie. Ça veut pas dire que mon opinion est la meilleure hein ?

Suite à un événement familial du côté de l'amoureux, j'ai eu l'occasion d'aller visiter Montréal ce week-end. J'avoue que j'étais très partagée entre les amis enthousiastes qui vendaient Montréal comme à se taper le cul par terre, et d'autres qui étaient profondément déçus. J'ai donc mis ces eux extrêmes de côté et j'y suis partie, le cerveau prêt à forger sa propre opinion.

Ce que j'en ai retenu pendant ce cours séjour (amoureux de Montréal, passez votre chemin et ne me jetez pas de cailloux) :

- La ville est propre. L'amoureux a dit que c'était moins propre que Toronto, moi ça m'a paru kif-kif, toute façon, comparé à Paris, c'est pas dur de faire plus propre.

- Leur métro est dégueulasse à regarder. Là par contre, j'ai retrouvé Paris.

- Le nombre de sans abris ou personne qui ont l'air dérangées est impressionnant. On y est resté qu'une journée et j'ai arrêté de compter combien de SDF je voyais ou des mecs qui se mettaient à hurler dans un arrêt de bus comme si on lui arrachait les tripes, car même en utilisant les mains de l'amoureux, y avait pas assez de doigts.

- C'est plus cher que Toronto niveau bouffe/restau. ET OUI ! Dur dur de trouver des plats à moins de 15 dollars, chose plutôt simple à Toronto.

- J'ai pu manger du pâté et de la terrine, servis avec des cornichons, chose que je n'avais pas vu depuis 8 mois, et ça, ça fait du bien.

Miam. La poutine était aussi à se taper les fesses par terre.

 - Le vieux Montréal est sûrement la partie la plus chouette de Montréal. Balade sympa, mais...

- Y a pas grand chose à y faire en fait. Le tour du centre est vite faite, pas des masses de choses à visiter. Mais apparemment, ça fourmille pendant les festivals de l'été.  En gros, quelques rues mignonnes, mais dans l'ensemble, bof bof.

- Niveau esthétique, ça casse pas trois pattes à un canard. Quand on me dit "vieux port" je m'attendais à voir quelque chose d'assez charmant/pittoresque,  mais non. Encore une vois, pas grand chose à voir.

- Niveau population, j'ai découvert que je ne comprends que 50% du Québécois. Vraiment. Ils disent "Allô" pour dire bonjour déjà. Et un autre truc qui ne concerne que moi, sûrement parce que je suis un peu vieux jeu, mais ils tutoient tout le monde, proche ou non. Je ne dis pas que j'aimerais qu'on me fasse la révérence, mais j'avoue que ça me heurte un peu l'oreille.


Bilan : Mmmmhhhboaaaaarf. J'ai essayé, ça m'a pas transcendé. Allez-y et faîtes moi partager votre opinion, j'aimerais bien lire les avis des amoureux de Montréal :)

Bisous, bisous, 

J.

PS : sinon, on a eu une photo de jeunes mariés avec l'amoureux.








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dimanche 28 avril 2013

What's your next step ?

Oui, je l'avoue, depuis mon article de la gloire, je n'ai pas ré-écris ici. Bon, à l'origine ce blog était pour ma famille quand je suis partie à Londres en stage, l'année dernière, puis finalement, je l'ai continué. 

Depuis quelques temps, je ne sais pas si j'ai les hormones qui jouent aux montagnes russes, mais on va dire que le moral n'est pas toujours au beau fixe.
Pour celles qui ne me connaissent pas, je suis actuellement à Toronto, j'ai rejoins l'Homme et j'ai un boulot - normalement mi-photographe, mi-tâches administratives- pour un an et demi.
Ce qu'il faut aussi savoir, c'est que je suis quelqu'un de très actif, que j'ai constamment besoin de renouveau pour être heureuse. 
Mon ancien patron Londonien m'avait dit que finalement, la vie c'est plusieurs étapes, il faut se concentrer sur une étape à la fois. Du coup, les miennes il y a pas si longtemps que ça, c'était quitter le bar à Londres, partir à Toronto et s'y installer. Ensuite, je voulais refaire mon site, prendre des cours d'anglais. C'est fait.

Mais, maintenant, c'est quoi ?

Ce qui n'aide pas non plus, c'est que dans mon boulot actuel, je me retrouve à faire du listing depuis 1 mois 5 jours par semaine. Je n'ai donc pas de place pour la photo. Mon patron me vante des choses artistiques que je ferais sous peu, et bien j'attends toujours. La part administrative était prévue dans mon contrat, mais je pense qu'elle est en train de prendre le dessus. Je sais que je ne suis pas faite pour ça, je vis pour la photographie, c'est mon domaine, celui où je me sens bien et qui me permets justement de combler de besoin de renouveau. Avec mon permis de travail fermé, je ne peux pas changer d'entreprise du tout et ils m'ont rendu service, c'est grâce à eux que j'ai pu venir immigrer au Canada.

En parlant de Canada, et plus spécialement de Toronto, autre chose qui n'aide pas non plus : Toronto est pourtant une ville nouvelle -constamment en travaux- qui a une apparence de vieille croûtonne. C'est comme si vous sortez les mi-bas et la charlotte en plastique à 20 ans. Voilà, je l'ai dis, on va me taper dessus parce que j'ai eu l'audace de contrer tout ceux qui vantent les mérites architecturaux (il n'y a AUCUN système d'architecture ! Tu vas trouver une église entre deux buildings de 70 étages ! Ça pourrait être intéressant si ça rendait pas aussi naze).

Pourquoi c'est important ? Car lors de mes coups de blues, généralement, je vais faire un tour. A Londres, je choppais un bus, allais dans le centre, et je regardais dehors. Et paf, ça allait toujours mieux. J'avais aussi un endroit favori, juste à côté du boulot. Un lieu échappatoire.

Ici, je ne l'ai pas encore trouvé, et pourtant dieu sait que je cherche.

Pourtant, je sais que je suis chanceuse, je suis entourée, j'ai un boulot stable, de l'argent qui rentre tous les mois et un amoureux génial. J'ai enfin réussi à me remotiver pour faire des shoots par moi-même, ce qui va me redonner un coup de boost, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir une petite voix qui me souffle que ça ne suffira pas. Que ça ne changera pas. 

Et ce qui me fait pas, c'est que je ne me suis jamais trompée.



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mardi 9 avril 2013

Pourquoi les fauxtographes me donnent envie d'aller élever des lamas en Moldavie

Voilà, je suis photographe. Je veux dire, une vraie photographe.

Et comme tout(es) vrai(es) photographes, je fais face à des difficultés. Tu te reconnaitras sûrement dans mon exaspération, toi, ami de la création d'image.
Le pire c'est que ce sont des difficultés causées par des erreurs et l'ignorance des gens que J'AI commise aussi ! T'imagines la honte. Donc voici mon sujet du jour .....

Etre un "Faux"tographe.

Oui, oui, on en parle jamais assez.
Qu'on soit bien clair : un photographe est un créateur d'image de qualité si tout va bien. Il y passe du temps, de l'argent. Il peut même créer une équipe dans la joie et la bonne humeur pour arriver à son image finale. 

Sauf que quand on a 14 ans, un compact dans les mains et un sens artistique qui n'est pas plus éloigné que la pâquerette à nos pieds, on ne s'en rends pas compte.

Si j'avais la possibilité de faire un petit saut en arrière et voir mon moi de 14 ans, voici ce que je lui dirais :

- Ce n'est pas parce que tu bidouilles sur Photofiltre et sait changer la couleur d'un élément sur une photo que tu es photographe.
- D'ailleurs, pitié, on ne garde PAS un élément en couleur sur une photo en noir et blanc. C'est ringard, c'est laid, c'est cheap et c'est laid (pardon je l'ai déjà dit ? oui, j'insiste !)
- Ecrire des phrases de chanson sur tes photos parce que tu as appris à utiliser l'outil texte ne fait pas de toi une artiste maudite.
- Bonus : oui, les bras coupés, ça fait moignon. Ça marche aussi pour les jambes. 

Ensuite vient mon moi de 17 ans, avec des idées plein la tête, fraîchement sur Paris et une potentielle envie d'être en free-lance. Là, encore une fois, parlons business.

- Tu n'as pas été trop bête pour te créer une page facebook en te disant "Photographe" donc pour ça je te félicite. En plus, tu as pris un pseudo en anglais, et c'est merveilleux car tu vis maintenant dans un pays anglophone, parce que maintenant, tu peux pas changer le nom de ta page. (Sérieux Marco ?)
- Oublie le régime d'auto-entrepreneur. C'est des pompes à fric, tu n'y gagnes rien. En fait, oublie le free-lance en France, toute façon tu t'en fous, tu t'en iras.
- Ne fais PAS de séances à ces prix là !! Tu sais pas parler argent ok, mais de là à travailler gratuitement TOUT le temps : nope nope nope. Tu n'aurais pas confiance chez un coiffeur qui te propose une super coupe pour 10 euros non ? Bon.
- Bonus : apprends à te servir d'un flash cobra. Vraiment.

Et encore, j'estime que j'aurai pu faire bien pire. Parce qu'un fauxtographe, c'est quelqu'un qui se prétend photographe sans talent alors qu'il ne l'est pas. Or, on pardonne un ado de 14/15 ans qui s'amuse gentiment. Alors qu'un adulte....

Voici quelques risques engendrés par ces êtres humains :

- ça dénature notre profession. Et par là j'entends que tu vas trouver un certain pourcentage de crétins personnes qui vont parler "photographie" avec ce genre d'image :
je vous l'avais dit, c'est du lourd !

Du coup, kesskisspasse ? Tout ceux qui arrivent à faire ne serait-ce qu'un peu """"""mieux"""""" que ça se prétendent AUSSI photographes ! Du coup, on peut arriver à ça :
Je vous l'avais dit que c'était laid. Fallait écouter.

Tu suis l'effet boule de neige ?


Le problème avec ce genre de personne, c'est qu'en plus de proposer des images à vomir, ils vont aussi proposer des tarifs "défiant toute concurrence" à comprendre "je vais faire moins cher que les pro, comme ça j'aurai plus de clients" qui du coup engendre....

- "je vais creuver la dalle" pour les vrais, ceux qui en vivent.

- Vient ensuite Instagram. J'ai vraiment besoin de développer sur le fait que prendre une photo de ton diner avec un filtre ne fait pas de toi un artiste ?

- Touche finale : de la frustration pour toi, qui se casse le cul la tête a créer tes images au moindre détails. Parce que OUI, voir sur des sites de collaboration style ModelMayhem ou book.fr, des milliers de commentaires de gens qualifiant une image absolument immonde de "superbe ! " "magnifique!" "quelle jolie composition" alors que toi tu te dis "le décor se barre en cacahouète", "la lumière est pourrie", "ya des gens en arrière plan" "on voit son téton" (oui oui) "oh ciel un moignon !", ça fait mal à ton petit coeur tout mou et te donne envie d'aller noyer des chatons. Et les chatons, ça mérite pas ça.

Après, je dis ça, je dis rien. Ça se trouve dans 5 ans, je voudrais retourner voir mon moi de maintenant pour le mettre une paire de gifles. On apprends constamment quand on est photographe. Et on apprend en faisant des erreurs, comme partout. 

Libre à chacun d'exprimer sa créativité, là n'est pas mon point principal. Ce qui m'agace, c'est de prétendre qu'on peut en faire son métier.

Comment ça, c'est pas parce que je sais mettre un pansement que je suis médecin ?

PS : mon vrai travail est ici ou là
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lundi 18 mars 2013

Serais-je vieille avant l'heure ?

Enfin, je dis ça, je ne pense pas vraiment. Je suis toujours une gamine sur certains points, donc mon titre devrait plutôt être : pourquoi je me sens complètement à côté de la plaque dans ma génération ?

Il est vrai que déjà, le pays où je me trouve actuellement, ou même le Royaume-Uni, sont quand même très différents de la culture française. Forçons le stéréotype, quand tu as entre 16 et 20 ans, tu es supposé être un branl*ur qui boit comme un trou. C'est à dire tout à fait moi.


Sauf que moi, je n'arrive plus à boire d'alcool vu que le pub m'a "traumatisé" (restons française jusqu'au bout : je bois toujours du vin. Très peu. MÊME LE VIN ! ILS M'ONT TOUT PRIS), enfin j'en ai surtout pas envie. Du coup, aller dans un pub ou une soirée où je sais pertinemment que TOUT le monde va boire, me fait autant d'effet que de me couper les ongles de pieds avec des baguettes chinoises. Quoi que j'aurai sûrement plus de patience pour ça.
Long story short : je me fais ch*er comme un rat mort quand je suis la seule à ne pas boire, c'est à dire dans 99% des cas.

Je dois aussi avoir un côté misanthrope car l'idée d'être entourée d'inconnus me fait un peu flipper. Autant tu me dis qu'on va rencontrer 2 ou 3 personnes, je suis super enthousiaste, étant curieuse de nature, mais l'idée de grosse soirée...non. Vraiment, ça passe pas. Probablement pour la raison citée ci-dessus d'ailleurs.

Mais voilà, je suis au Canada. Voisins des États-Unis et partisans des soirées "gobelets rouges dans les maisons" qu'on a tous vu dans les films sans jamais vraiment y participer, nous, petits français, où l'alcool coule à flots, la maison est détruite et c'est partouze générale à la fin. Heureusement, le Canada reste quand même plus soft que les US, du moins quand ils atteignent la vingtaine, ils se calment. Un peu.

Mon point est que maintenant : va expliquer aux Canadiens que toi, l'alcool bof tu t'en tamponnes. Déjà, tu as droit à des gros yeux globuleux. Ensuite, si tu veux compliquer la tâche et rire intérieurement, dis leur que toi, tu ne comprends pas le but de se bourrer la tronche le plus vite possible au point d'oublier ton nom. Enfin, coup de grâce, dis leur que ça t'est déjà arrivé de faire des dîners (oui, des DINERS. Avec des amis. Oui personne n'était mort pour l'occasion) avec une bouteille de vin à 4, et que c'était très bien comme ça.

Suite à cette addition de faits pour eux surréalistes, vous pouvez vous sentir soit comme un con très seul. Ou combiner les deux. Ce qui m'arrive la plupart du temps.

Or, je ne devrais pas me sentir stupide de ne pas vouloir ressembler à Madame Patate qui balbutie non ? 
C'est fou cette gêne qu'on a quand on fait quelque chose qui diffère du mode de vie de notre entourage. Mine de rien, ma cause n'est pas perdue, dans toutes les filles que j'ai rencontré jusqu'à présent, il y en a très peu qui boivent énormément. Voir, elles ne boivent pas du tout. (pouces en l'air)

Chouette, j'ai trouvé des gens pour faire des dîners !


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Travailler chez soi : enfer ou extase ?

Voilà, je travaille chez moi. Je n'ai pas de bureau où aller et juste du boulot informatique à faire pour lequel mon ordi convient très bien. Donc, pour la première fois de ma vie, j'ai fait une semaine de travail à la maison (et je suis en attente d'une deuxième semaine d'ailleurs. Joie, bonheur.)
Du coup, je me suis dis que créer une petite liste avantages/inconvénients valait peut-être le coup.

C'est vrai, je vous l'accorde, travailler chez soi, ça fait rêver. Parce que mine de rien, il y a de sacrés avantages. Par exemple :

- tu peux bosser en pyjama, personne en a rien à carrer.
- pas non plus besoin de te taper la case présentation/maquillage, personne ne te verra.
- le métro en heure de pointe, tu t'en tamponnes aussi.
- ne pas avoir à affronter le froid Canadien à 8h du mat est jouissif.
- tu n'es jamais en retard.
- tu fais tes horaires plus ou moins comme tu veux, tant que tu respectes ce qu'on te demande.

Cependant, malgré cette façon de faire qui semble alléchante, il y a aussi... (musique diabolique) le revers de la médaille.

- tu ne sors pas de chez toi. Du tout. Et encore, j'ai la chance d'avoir une bibliothèque dans mon immeuble, qui me permet d'éviter de sombrer dans la folie et de détester mon appartement.
- ta motivation doit être décuplée puissance 10.000 lorsque que ton réveil sonne. Et oui, sachant que tu ne dois pas être quelque part à une heure particulière, commencer à bosser n'est vraiment, mais alors vraiment pas dans tes priorités.
- tu es facilement distrait par n'importe quoi. Ben oui, tu es chez toi. La lutte est dure face à tout ces trucs qui sont pas importants mais que tu as soudainement envie de faire, juste parce que tu peux. Même ranger tes livres par ordre alphabétique, c'est dire !
- tu penses que tu vas pouvoir faire des choses perso  et gagner du temps après ton "boulot", cependant, je fais du listing sur Excel, soit je fais exactement la même chose pendant 8 heures, et donc, hormis le fait que je me sente comme un singe à qui on jette des cacahuètes, quand j'arrive enfin à lâcher mon écran, je peux rester à regarder le mur pendant une demi-heure, dans le vide. Je soupçonne mes neurones de fondre. Du coup, vous l'aurez deviné, je ne fais rien.
- quand tu as des tendances misanthropes comme moi, sortir à partir de 18h te semble impossible. Tu es claquée, 90% du temps tu es AUSSI de mauvais poil et soudainement, voir des gens c'est inconcevable parce que tu es prête à bouffer tout le monde.

Finalement, tu es comme tout ceux qui travaillent dehors...
"vivement le week-end !"
Image
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jeudi 7 mars 2013

Et toi, c'est quand que tu t'es senti adulte ?

C'est la question que m'a posé l'amoureux-accro-à-Reddit il y a quelque jours. Je dois avouer que j'ai du arrêter ma très importante activité - qui devait sans doute être envoyer "tupuduku" à mon frère en prétendant que c'était la version québécoise- pour y réfléchir à deux fois.

C'est vrai ça, c'était quand ?

Honnêtement, je pense qu'on a ces moments de je-suis-un-adulte tout au long de notre vie. C'est petits pincements du quotidien, ça m'étonnerait qu'ils s'arrêtent un jour ou l'autre. En plus, ils ont des intensités variables ; parce que tu peux très bien réaliser que tu es un adulte quand tu changes une ampoule. C'est pour ça que mon tout premier moment d'adulte n'a pas été aussi épique, puisque que ça a du être quand j'ai emménagé à Paris et que j'ai pris le métro toute seule. (Hey, on ne se moque pas, j'viens de la cambrousse moi !).Genre le sentiment de victoire quand tu t'es pas perdue, et que maintenant, tu as officiellement ton entrée au club des métrolistes/carte navigo.

Je peux pas dire que la réalité de la vie d'adulte m'a heurté pendant mon apprentissage, car j'étais tellement bien encadrée que j'avais l'impression d'aller voir ma famille tous les jours. Et le rythme qui m'était donné était quand même très avantageux (Franck si tu me lis !), genre le bien confortable 8h-17h Lundi/Vendredi. (les fonctionnaires, c'est MAL) avec RTT et vacances. La belle vie.



J'aurai voulu vous dire que ma première recherche d'appart avec l'ancien amoureux a été un moment décisif dans le processus mais ça s'est avéré se faire très vite suite à un coup de chance. Mes parents payaient mon loyer, du coup, je n'ai pas eu à me heurter à ça non plus. J'ai donc passé deux ans sans moment d'adulte-rie (et non adultère enfin voyons) sauf si la fois où j'ai changé un fusible seule - parce que je l'avais fait sauté seule aussi avec mes éclairages photos, ça compte. 

Cependant, le premier gros moment a été, je pense, mon départ à Londres la première fois. L'arrivée sous la pluie (bienvenue en Angleterre n'est-ce pas) avec ma grosse valise dans une ville inconnue, sans appart et sans famille/amis. Ça aurait pu être déprimant à mort, mais ça s'est avéré être un moment jouissif et électrisant, plein de "j'faisc'quej'veuxpersonnepourrariendire".

Un autre gros moment a été quand j'ai réalisé que je bossais -certes dans un pub- et que je m'assumais toute seule. Ce sentiment d'accomplissement total m'a bien plu. Enfin, j'avais l'impression d'arrêter de sucrer la mince retraite de mes parents (même si j'entends ma mère soupirer et faire "roooh Juliette, déjà moi , j'suis pas à la retraite!").

J'ai 21 ans, je me considère comme une demi-adulte. Si l'amoureux m'avait posé la question hier, j'aurai pu répondre que maintenant, j'ai eu officiellement mon plus gros moment d'adulterie.
Je travaille seule et dans mon domaine. Vous n'imaginez pas la claque que ça m'a mis quand, au beau milieu d'un reportage, je me suis retournée en voulant montrer une photo à Olivier -ancien tuteur qui a formé la jeune Padawan que je suis- pour lui demander son avis et que j'ai réalisé que nope, cette fois, j'étais seule. J'ai certes eu l'air con à me retourner dans le vide, mais j'ai souri.

Ce qui m'a donné encore plus l'air con. 

Et vous, c'est quoi vos moments d'adulterie ?

PS : L'adulte qui est en moi ne m'a pas empêché de rire comme une imbécile quand j'ai écris "boulu" au lieu de "voulu". Y a encore du chemin à faire.
PPS : je mange toujours pas la croûte du pain, j'ai pas trouvé de moyen élégant retirer les dragibus quand ils collent aux dents,  et avoir mon frère qui hurle "CACA" me fait toujours exploser de rire. Le chemin est long.
PPPS :"boulu" me fait toujours glousser, même 20 minutes après.


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