lundi 29 juillet 2013

Pour une fois, on va parler positif !

Après avoir reçu un email d'une très bonne amie (Asa ! <3) qui m'a dit "j'ai été rattraper les artciles que j'avais pas lu sur ton blog, le Canada a pas l'air de te convenir plus que ça" je me suis surprise à répondre "bah si pourtant.". Sauf que je ne l'ai pas écris ici. C'est con quand même. 

Mon blog, je m'en sers beaucoup comme défouloir, quand j'ai le cafard, et que je veux que ça passe. Dés que j'écris dessus, je fais une croix sur mes problèmes. Du coup, il est vrai que mes derniers articles ne sont pas funky, et que je n'aime pas l'idée d'avoir l'image d'une râleuse. Alors, amis Canadiens, voici un début de liste choses que j'aime ici (quand même)

- Les mentalités. Oui oui.  C'est vrai que 90 % des parisiens se résument à ça : 


Ici, c'est très simple, ils en ont rien à carrer que tu sois jaune, verte ou bleue. Les 3/4 du temps, tu vas tomber sur quelqu'un d'aimable, prêt à t'aider. Pas de dragueurs relous dans la rue, ou en boite. En gros, c'est un peu : Let me be. Period.

- Tout est toujours ouvert. La pharmacie est ouvert 24/24h. Les banques sont ouvertes le Samedi, parfois même le Dimanche. Il y a que les institutions françaises qui ferment à 4 heures. Juré.

- Les transports sont propres.

- Les gens ne sont pas des boeufs dans le métro. Tu as le temps de descendre sans perdre une épaule.

- Une fois j'ai pas pu acheter mon pass de métro, on m'a laissé passer gratuitement. OUI. Genre, tu vois ça à la RATP. AHAH.

- Tu peux avoir des cafés-machin à prix imbattable. Merci Tim Hortons.
A suivre....






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lundi 22 juillet 2013

Le corps, ce schizophrène.

Quel drôle de titre.

Ça vous est déjà arrivé qu'on vous dise "ça doit être le stress" et de répondre "ben non, je ne me sens pas stressée du tout" et pourtant, de quand même ressentir ces symptômes que vous connaissez tant ?
Ou encore un coup de blues soudain, sans rien de moche de votre vie en ce moment, il se pointe juste, genre l'air de rien ? 
Ça vous est déjà arrivé que ces faits reviennent de manière cyclique, à un certain moment de l'année où vous avez vécu des trucs plus ou moins cool (généralement, c'est les moments moins cool. Sinon, on parlerait pas de stress.) ?

La mémoire du corps est quelque chose d'à la fois fascinant et super flippant. Vous êtes censé contrôler votre corps, et apparemment, il a décidé de n'en faire qu'à sa tête et de faire ressurgir des sentiments de déjà-vu. (D'où mon titre. Oui, vous pouvez faire un "aaaaaaaaaaaaaah" de réflexion)


Là où je veux en venir (oui, il y a bien un point B à  la suite de mon point A), c'est qu'à ce moment précis, l'année dernière, je vivais quelque chose de pas très funky. 
Un peu comme ça
Je travaillais gratuitement dans un studio photo (un stââââââge mon ami.) où je faisais plutôt la boniche qu'autre chose. Ma relation de près de deux ans se barrait joyeusement en cacahuète. J'étais coincée dans notre l'appartement parisien que j'en suis venue à détester, et pourtant dieu sait que j'y ai mis de l'amour.  D'ailleurs, j'y étais seule, sachant que l'Ancien Lui était parti au fin fond de la France entouré de gamins (et probablement de jeunes pouf femmes. Qu'on ne me prenne pas pour un cornichon.). Je luttais avec d'autres sentiments plus ou moins naissants, que j'essayais de caser six pieds sous terre. 

J'avais coupé les ponts avec tout ce bordel pendant cette fameuse semaine. 

Cette semaine s'est avérée être l'une des plus décisive du reste de ma vie.

Car à la fin de cette semaine, ce qui avait deux ans n'était plus. 

Ce qui était un chez-nous n'était plus. 

Paris m'a confirmé son autre visage (moche) que je connaissais trop bien.

Je n'avais qu'une envie à la fin de cette semaine : partir.

J'ai donc mon corps qui a décidé de se réveiller ce matin avec ces sentiments que je pensais avoir oublié.

Et j'ai envie de lui dire : 


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lundi 24 juin 2013

Mais qu'est ce qui s'est passé depuis la dernière fois ?

Il est loin, le temps du dernier article mes amis. Non, on ne m'a pas découpé les doigts ou confisqué mon clavier. J'ai juste été prise par quelques évènements, qui ont rythmé mon quotidien, et pas qu'en bien. J'ai donc décidé de vous faire une petite update du mois de Juin.

En Juin, j'ai... pris un chiot. Annonce surprise, j'ai sauté dessus. Idée prématurée. Dans un appartement pas adapté avec aucune connaissance. Tellement prématurée qu'on a gardé cette adorable chose que quelques jours avant de la reloger dans une adorable famille avec un grand jardin et des gosses. Elle est heureuse comme un paon, nous, ça nous a dégommé le coeur à coup de machette.
Bilan :  "Éduquer son chiot" fait parti de ma bibliothèque, et j'aménage le balcon en version dog-friendly. Ce n'est que parti remise. J'ai aussi appris que beaucoup de personnes ont dû reloger un animal pour des raisons diverses. Je ne suis donc pas seule, on me dit même courageuse, alors que je me pensais trouillarde.

En Juin, j'ai.. eu ma première crise au boulot. Mal formée et manque d'attention sur un détail qui ne me semblait pas grave, ça s'est avéré l'être. Un patron qui m'appelle en furie, une période très calme, un nouveau client qui se pointe que j'ai peut-être fait perdre. Parce qu'on ne m'a pas donné les détails les plus importants (comme ce type avec qui on bosse, qui vole les clients. Fallait peut-être me le dire non ?)
Bilan : j'ai cru que j'allais me faire virer. Et franchement, je me suis plus inquiétée pour mon permis de travail que mon boulot. CQFD.

En Juin, j'ai... mon amie qui m'a rejoint. Bienvenue Fanny, wingwoman de Londres, fraichement arrivée pour 1 an ! 

En Juin, j'ai... fait pas mal de photoshoots. J'ai acheté mon matos, revendu le français. Retour au studio, et ça fait du bien.

En Juin, j'ai... fait une soirée clubbing dans un musée. Oui, le Royal Ontario Museum ouvre ses portes les vendredis soir pour te permettre de danser entouré de squelettes de dino. On a d'ailleurs eu notre moment de gloire avec Fanny, à passer sur le grand écran. Merci Twitter.

Et dire que ce mois de Juin n'est pas fini....

Résumé éclair ! Ivy, Boulot, Fanny, Shoots, Musée. Et Lui. <3



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lundi 3 juin 2013

Comment Montréal ne m'a pas conquise

Ah mes amis, j'ai visité Montréal ce week-end etn malgré ce joli temps, non, ça ne m'a pas fait briller les yeux. C'est mon moment cache-ta-joie. Ça veut pas dire que mon opinion est la meilleure hein ?

Suite à un événement familial du côté de l'amoureux, j'ai eu l'occasion d'aller visiter Montréal ce week-end. J'avoue que j'étais très partagée entre les amis enthousiastes qui vendaient Montréal comme à se taper le cul par terre, et d'autres qui étaient profondément déçus. J'ai donc mis ces eux extrêmes de côté et j'y suis partie, le cerveau prêt à forger sa propre opinion.

Ce que j'en ai retenu pendant ce cours séjour (amoureux de Montréal, passez votre chemin et ne me jetez pas de cailloux) :

- La ville est propre. L'amoureux a dit que c'était moins propre que Toronto, moi ça m'a paru kif-kif, toute façon, comparé à Paris, c'est pas dur de faire plus propre.

- Leur métro est dégueulasse à regarder. Là par contre, j'ai retrouvé Paris.

- Le nombre de sans abris ou personne qui ont l'air dérangées est impressionnant. On y est resté qu'une journée et j'ai arrêté de compter combien de SDF je voyais ou des mecs qui se mettaient à hurler dans un arrêt de bus comme si on lui arrachait les tripes, car même en utilisant les mains de l'amoureux, y avait pas assez de doigts.

- C'est plus cher que Toronto niveau bouffe/restau. ET OUI ! Dur dur de trouver des plats à moins de 15 dollars, chose plutôt simple à Toronto.

- J'ai pu manger du pâté et de la terrine, servis avec des cornichons, chose que je n'avais pas vu depuis 8 mois, et ça, ça fait du bien.

Miam. La poutine était aussi à se taper les fesses par terre.

 - Le vieux Montréal est sûrement la partie la plus chouette de Montréal. Balade sympa, mais...

- Y a pas grand chose à y faire en fait. Le tour du centre est vite faite, pas des masses de choses à visiter. Mais apparemment, ça fourmille pendant les festivals de l'été.  En gros, quelques rues mignonnes, mais dans l'ensemble, bof bof.

- Niveau esthétique, ça casse pas trois pattes à un canard. Quand on me dit "vieux port" je m'attendais à voir quelque chose d'assez charmant/pittoresque,  mais non. Encore une vois, pas grand chose à voir.

- Niveau population, j'ai découvert que je ne comprends que 50% du Québécois. Vraiment. Ils disent "Allô" pour dire bonjour déjà. Et un autre truc qui ne concerne que moi, sûrement parce que je suis un peu vieux jeu, mais ils tutoient tout le monde, proche ou non. Je ne dis pas que j'aimerais qu'on me fasse la révérence, mais j'avoue que ça me heurte un peu l'oreille.


Bilan : Mmmmhhhboaaaaarf. J'ai essayé, ça m'a pas transcendé. Allez-y et faîtes moi partager votre opinion, j'aimerais bien lire les avis des amoureux de Montréal :)

Bisous, bisous, 

J.

PS : sinon, on a eu une photo de jeunes mariés avec l'amoureux.








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dimanche 28 avril 2013

What's your next step ?

Oui, je l'avoue, depuis mon article de la gloire, je n'ai pas ré-écris ici. Bon, à l'origine ce blog était pour ma famille quand je suis partie à Londres en stage, l'année dernière, puis finalement, je l'ai continué. 

Depuis quelques temps, je ne sais pas si j'ai les hormones qui jouent aux montagnes russes, mais on va dire que le moral n'est pas toujours au beau fixe.
Pour celles qui ne me connaissent pas, je suis actuellement à Toronto, j'ai rejoins l'Homme et j'ai un boulot - normalement mi-photographe, mi-tâches administratives- pour un an et demi.
Ce qu'il faut aussi savoir, c'est que je suis quelqu'un de très actif, que j'ai constamment besoin de renouveau pour être heureuse. 
Mon ancien patron Londonien m'avait dit que finalement, la vie c'est plusieurs étapes, il faut se concentrer sur une étape à la fois. Du coup, les miennes il y a pas si longtemps que ça, c'était quitter le bar à Londres, partir à Toronto et s'y installer. Ensuite, je voulais refaire mon site, prendre des cours d'anglais. C'est fait.

Mais, maintenant, c'est quoi ?

Ce qui n'aide pas non plus, c'est que dans mon boulot actuel, je me retrouve à faire du listing depuis 1 mois 5 jours par semaine. Je n'ai donc pas de place pour la photo. Mon patron me vante des choses artistiques que je ferais sous peu, et bien j'attends toujours. La part administrative était prévue dans mon contrat, mais je pense qu'elle est en train de prendre le dessus. Je sais que je ne suis pas faite pour ça, je vis pour la photographie, c'est mon domaine, celui où je me sens bien et qui me permets justement de combler de besoin de renouveau. Avec mon permis de travail fermé, je ne peux pas changer d'entreprise du tout et ils m'ont rendu service, c'est grâce à eux que j'ai pu venir immigrer au Canada.

En parlant de Canada, et plus spécialement de Toronto, autre chose qui n'aide pas non plus : Toronto est pourtant une ville nouvelle -constamment en travaux- qui a une apparence de vieille croûtonne. C'est comme si vous sortez les mi-bas et la charlotte en plastique à 20 ans. Voilà, je l'ai dis, on va me taper dessus parce que j'ai eu l'audace de contrer tout ceux qui vantent les mérites architecturaux (il n'y a AUCUN système d'architecture ! Tu vas trouver une église entre deux buildings de 70 étages ! Ça pourrait être intéressant si ça rendait pas aussi naze).

Pourquoi c'est important ? Car lors de mes coups de blues, généralement, je vais faire un tour. A Londres, je choppais un bus, allais dans le centre, et je regardais dehors. Et paf, ça allait toujours mieux. J'avais aussi un endroit favori, juste à côté du boulot. Un lieu échappatoire.

Ici, je ne l'ai pas encore trouvé, et pourtant dieu sait que je cherche.

Pourtant, je sais que je suis chanceuse, je suis entourée, j'ai un boulot stable, de l'argent qui rentre tous les mois et un amoureux génial. J'ai enfin réussi à me remotiver pour faire des shoots par moi-même, ce qui va me redonner un coup de boost, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir une petite voix qui me souffle que ça ne suffira pas. Que ça ne changera pas. 

Et ce qui me fait pas, c'est que je ne me suis jamais trompée.



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mardi 9 avril 2013

Pourquoi les fauxtographes me donnent envie d'aller élever des lamas en Moldavie

Voilà, je suis photographe. Je veux dire, une vraie photographe.

Et comme tout(es) vrai(es) photographes, je fais face à des difficultés. Tu te reconnaitras sûrement dans mon exaspération, toi, ami de la création d'image.
Le pire c'est que ce sont des difficultés causées par des erreurs et l'ignorance des gens que J'AI commise aussi ! T'imagines la honte. Donc voici mon sujet du jour .....

Etre un "Faux"tographe.

Oui, oui, on en parle jamais assez.
Qu'on soit bien clair : un photographe est un créateur d'image de qualité si tout va bien. Il y passe du temps, de l'argent. Il peut même créer une équipe dans la joie et la bonne humeur pour arriver à son image finale. 

Sauf que quand on a 14 ans, un compact dans les mains et un sens artistique qui n'est pas plus éloigné que la pâquerette à nos pieds, on ne s'en rends pas compte.

Si j'avais la possibilité de faire un petit saut en arrière et voir mon moi de 14 ans, voici ce que je lui dirais :

- Ce n'est pas parce que tu bidouilles sur Photofiltre et sait changer la couleur d'un élément sur une photo que tu es photographe.
- D'ailleurs, pitié, on ne garde PAS un élément en couleur sur une photo en noir et blanc. C'est ringard, c'est laid, c'est cheap et c'est laid (pardon je l'ai déjà dit ? oui, j'insiste !)
- Ecrire des phrases de chanson sur tes photos parce que tu as appris à utiliser l'outil texte ne fait pas de toi une artiste maudite.
- Bonus : oui, les bras coupés, ça fait moignon. Ça marche aussi pour les jambes. 

Ensuite vient mon moi de 17 ans, avec des idées plein la tête, fraîchement sur Paris et une potentielle envie d'être en free-lance. Là, encore une fois, parlons business.

- Tu n'as pas été trop bête pour te créer une page facebook en te disant "Photographe" donc pour ça je te félicite. En plus, tu as pris un pseudo en anglais, et c'est merveilleux car tu vis maintenant dans un pays anglophone, parce que maintenant, tu peux pas changer le nom de ta page. (Sérieux Marco ?)
- Oublie le régime d'auto-entrepreneur. C'est des pompes à fric, tu n'y gagnes rien. En fait, oublie le free-lance en France, toute façon tu t'en fous, tu t'en iras.
- Ne fais PAS de séances à ces prix là !! Tu sais pas parler argent ok, mais de là à travailler gratuitement TOUT le temps : nope nope nope. Tu n'aurais pas confiance chez un coiffeur qui te propose une super coupe pour 10 euros non ? Bon.
- Bonus : apprends à te servir d'un flash cobra. Vraiment.

Et encore, j'estime que j'aurai pu faire bien pire. Parce qu'un fauxtographe, c'est quelqu'un qui se prétend photographe sans talent alors qu'il ne l'est pas. Or, on pardonne un ado de 14/15 ans qui s'amuse gentiment. Alors qu'un adulte....

Voici quelques risques engendrés par ces êtres humains :

- ça dénature notre profession. Et par là j'entends que tu vas trouver un certain pourcentage de crétins personnes qui vont parler "photographie" avec ce genre d'image :
je vous l'avais dit, c'est du lourd !

Du coup, kesskisspasse ? Tout ceux qui arrivent à faire ne serait-ce qu'un peu """"""mieux"""""" que ça se prétendent AUSSI photographes ! Du coup, on peut arriver à ça :
Je vous l'avais dit que c'était laid. Fallait écouter.

Tu suis l'effet boule de neige ?


Le problème avec ce genre de personne, c'est qu'en plus de proposer des images à vomir, ils vont aussi proposer des tarifs "défiant toute concurrence" à comprendre "je vais faire moins cher que les pro, comme ça j'aurai plus de clients" qui du coup engendre....

- "je vais creuver la dalle" pour les vrais, ceux qui en vivent.

- Vient ensuite Instagram. J'ai vraiment besoin de développer sur le fait que prendre une photo de ton diner avec un filtre ne fait pas de toi un artiste ?

- Touche finale : de la frustration pour toi, qui se casse le cul la tête a créer tes images au moindre détails. Parce que OUI, voir sur des sites de collaboration style ModelMayhem ou book.fr, des milliers de commentaires de gens qualifiant une image absolument immonde de "superbe ! " "magnifique!" "quelle jolie composition" alors que toi tu te dis "le décor se barre en cacahouète", "la lumière est pourrie", "ya des gens en arrière plan" "on voit son téton" (oui oui) "oh ciel un moignon !", ça fait mal à ton petit coeur tout mou et te donne envie d'aller noyer des chatons. Et les chatons, ça mérite pas ça.

Après, je dis ça, je dis rien. Ça se trouve dans 5 ans, je voudrais retourner voir mon moi de maintenant pour le mettre une paire de gifles. On apprends constamment quand on est photographe. Et on apprend en faisant des erreurs, comme partout. 

Libre à chacun d'exprimer sa créativité, là n'est pas mon point principal. Ce qui m'agace, c'est de prétendre qu'on peut en faire son métier.

Comment ça, c'est pas parce que je sais mettre un pansement que je suis médecin ?

PS : mon vrai travail est ici ou là
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lundi 18 mars 2013

Serais-je vieille avant l'heure ?

Enfin, je dis ça, je ne pense pas vraiment. Je suis toujours une gamine sur certains points, donc mon titre devrait plutôt être : pourquoi je me sens complètement à côté de la plaque dans ma génération ?

Il est vrai que déjà, le pays où je me trouve actuellement, ou même le Royaume-Uni, sont quand même très différents de la culture française. Forçons le stéréotype, quand tu as entre 16 et 20 ans, tu es supposé être un branl*ur qui boit comme un trou. C'est à dire tout à fait moi.


Sauf que moi, je n'arrive plus à boire d'alcool vu que le pub m'a "traumatisé" (restons française jusqu'au bout : je bois toujours du vin. Très peu. MÊME LE VIN ! ILS M'ONT TOUT PRIS), enfin j'en ai surtout pas envie. Du coup, aller dans un pub ou une soirée où je sais pertinemment que TOUT le monde va boire, me fait autant d'effet que de me couper les ongles de pieds avec des baguettes chinoises. Quoi que j'aurai sûrement plus de patience pour ça.
Long story short : je me fais ch*er comme un rat mort quand je suis la seule à ne pas boire, c'est à dire dans 99% des cas.

Je dois aussi avoir un côté misanthrope car l'idée d'être entourée d'inconnus me fait un peu flipper. Autant tu me dis qu'on va rencontrer 2 ou 3 personnes, je suis super enthousiaste, étant curieuse de nature, mais l'idée de grosse soirée...non. Vraiment, ça passe pas. Probablement pour la raison citée ci-dessus d'ailleurs.

Mais voilà, je suis au Canada. Voisins des États-Unis et partisans des soirées "gobelets rouges dans les maisons" qu'on a tous vu dans les films sans jamais vraiment y participer, nous, petits français, où l'alcool coule à flots, la maison est détruite et c'est partouze générale à la fin. Heureusement, le Canada reste quand même plus soft que les US, du moins quand ils atteignent la vingtaine, ils se calment. Un peu.

Mon point est que maintenant : va expliquer aux Canadiens que toi, l'alcool bof tu t'en tamponnes. Déjà, tu as droit à des gros yeux globuleux. Ensuite, si tu veux compliquer la tâche et rire intérieurement, dis leur que toi, tu ne comprends pas le but de se bourrer la tronche le plus vite possible au point d'oublier ton nom. Enfin, coup de grâce, dis leur que ça t'est déjà arrivé de faire des dîners (oui, des DINERS. Avec des amis. Oui personne n'était mort pour l'occasion) avec une bouteille de vin à 4, et que c'était très bien comme ça.

Suite à cette addition de faits pour eux surréalistes, vous pouvez vous sentir soit comme un con très seul. Ou combiner les deux. Ce qui m'arrive la plupart du temps.

Or, je ne devrais pas me sentir stupide de ne pas vouloir ressembler à Madame Patate qui balbutie non ? 
C'est fou cette gêne qu'on a quand on fait quelque chose qui diffère du mode de vie de notre entourage. Mine de rien, ma cause n'est pas perdue, dans toutes les filles que j'ai rencontré jusqu'à présent, il y en a très peu qui boivent énormément. Voir, elles ne boivent pas du tout. (pouces en l'air)

Chouette, j'ai trouvé des gens pour faire des dîners !


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